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(Pas le) Centre Ernesto Che Guevara

La vérite sur Cuba que le centre n'ose pas mettre sur son site internet.

http://centreche.canalblog.com/

Fri, 04 Jul 2008 17:20:02 +0000


10/28/2007 04:05 PM
Des mèches de cheveux du «Che» vendues 100 000$ aux enchères

Le vendredi 26 octobre 2007

Des mèches de cheveux du «Che» vendues 100 000$ aux enchères
Agence France-Presse

Dallas

Des mèches de cheveux et d'autres reliques du révolutionnaire argentin Ernesto «Che» Guevara ont été vendues jeudi soir aux enchères à Dallas (Texas) pour 100 000 dollars, selon le site Internet de la maison d'enchères et un quotidien local.

Ces mèches de l'icône révolutionnaire, ainsi que des photos de son cadavre et des empreintes digitales, ont été acquises par un libraire texan, Bill Butler, qui était le seul enchérisseur, rapporte vendredi le Dallas Morning News.

Le «Che» était «l'un des plus grands révolutionnaires du 20e siècle», a déclaré l'acheteur à la porte-parole de la maison d'enchères Heritage Auction Galleries, Kelley Norwine, citée par le quotidien.

M. Butler, 61 ans, a expliqué qu'il comptait exposer ses nouvelles acquisitions dans sa librairie, Butler & Sons Books.

Ces reliques étaient vendues par Gustavo Villoldo, un ancien agent de la CIA ayant participé à la traque puis à l'exécution du révolutionnaire argentin il y a quarante ans en Bolivie.

Capturé le 8 octobre 1967 après 11 mois de guérilla, «Che» Guevara a été exécuté sommairement par l'armée régulière bolivienne le jour suivant dans le hameau de La Higuera (sud-est de la Bolivie).

Sa dépouille a été exposée comme un trophée par les autorités avant d'être enterrée secrètement à Vallegrande. Ses restes, découverts en 1997 suite aux révélations d'un général bolivien, ont été depuis transférés à Cuba.

M. Villoldo a dit avoir récupéré des cheveux et pris des empreintes afin de prouver à ses supérieurs qu'il avait bien accompli sa mission.

Les mains du cadavre avaient été sectionnées et la maison d'enchères n'a pas précisé si les empreintes digitales avaient été obtenues avant ou après l'amputation.

Cette vente aux enchères avait entraîné de nombreuses protestations dans le monde notamment de la veuve du «Che», Aleida March, 71 ans, qui a exprimé son indignation.

http://www.cyberpresse.ca/article/20071026/CPINSOLITE/71026097/5406/CPINSOLITE


10/28/2007 04:04 PM
Washington rejette le parallèle russe avec Cuba

Washington rejette le parallèle russe avec Cuba

samedi 27 octobre 2007
L'administration américaine a contesté le parallèle établi par Poutine entre le projet de bouclier antimissile américain et la crise des missiles soviétiques à Cuba en 1962.

samedi 27 octobre 2007
Par  Reuters

WASHINGTON, 27 octobre - L'administration
américaine a contesté le parallèle établi vendredi par Vladimir
Poutine entre le projet de bouclier antimissile américain et la
crise des missiles soviétiques à Cuba en 1962.

"Il y a des différences historiques très claires entre notre
projet de déploiement d'un système de missile défensif conçu
pour nous protéger contre le tir de missiles par des Etats
voyous comme l'Iran, et la capacité nucléaire offensive des
missiles qui furent installés à Cuba dans les années 1960", a
réagi le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.

"Il n'existe nulle analogie historique, de quelque sorte que
ce soit", a-t-il ajouté.

"Je ne sais pas trop que faire de ces propos", a déclaré
pour sa part le secrétaire à la Défense, Robert Gates.

Lors de la conférence de presse clôturant le sommet
russo-européen de Mafra, au Portugal, répondant à une question
sur le projet américain de bouclier antimissile, Vladimir
Poutine a déclaré "qu'une évolution similaire des relations a
été observée au milieu des années 1960".

"Des actes analogues de l'Union soviétique, lorsqu'elle
avait déployé des fusées sur Cuba, avaient provoqué la crise des
missiles", a poursuivi le président russe. "Pour nous, sur un
plan technologique, la situation est très similaire."

Les Etats-Unis comptent installer plusieurs éléments de ce
dispositif de défense aérienne dans des pays d'Europe orientale.
Moscou considère qu'il s'agit d'une menace à ses frontières.

La crise des missiles de 1962 avait opposé les Etats-Unis et
l'Union soviétique au sujet de l'installation sur l'île de Cuba
de missiles nucléaires pointés vers le territoire américain.

Cette crise, qui avait placé le monde au bord d'une
conflagration nucléaire, avait été surmontée après l'engagement
écrit donné à l'Union soviétique par le président américain John
F. Kennedy que son pays n'envahirait pas Cuba. Nikita
Khrouchtchev avait alors accepté le retrait des missiles.

http://www.france24.com/france24Public/fr/nouvelles/europe/20071027-poutine-sommet-comparaison-cuba-washington-etats-unis-union-europeenne-bouclier-anti-missile.html


10/28/2007 03:56 PM
Cuba est un "système à l'agonie"

International 24/10/2007 - 20:54
Bush: Cuba est un "système à l'agonie"

Dans son premier discours officiel sur Cuba depuis que Fidel Castro a transmis les rênes du pouvoir à son frère Raul, en juillet 2006, Bush a décrit Cuba comme un "système couvert de honte, à l'agonie". Il a donc défendu l'embargo économique américain en vigueur contre l'île communiste et appelé les Cubains à faire pression sur leur gouvernement pour démocratiser le pays. "L'Amérique n'apportera aucune bouffée d'oxygène à un régime criminel qui victimise son propre peuple. Nous ne soutiendrons pas les vieilles méthodes appliquées par des visages rajeunis, l'ancien système maintenu par de nouvelles chaînes", a-t-il continué.

http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/international/200743/bush-cuba-est-un-systeme-a-l-agonie_66812.html?popup


10/25/2007 03:58 PM
Bush appelle les Cubains à se soulever

Le jeudi 25 octobre 2007

Bush appelle les Cubains à se soulever

Jooneed Khan

La Presse

À une semaine du vote annuel à l'ONU contre le blocus états-unien de Cuba, George W. Bush a lancé hier un appel à peine voilé au peuple cubain à se soulever contre le régime communiste et à l'armée cubaine à se ranger «du côté de la liberté».

«Vous avez le pouvoir de forger votre propre destin», a-t-il déclaré à l'adresse du peuple cubain, dans un discours prononcé au secrétariat d'État et transmis en direct par Radio et TV Marti, financées par Washington.

Aux forces de sécurité, il a dit: «Quand les Cubains se soulèveront pour réclamer leur liberté, allez-vous défendre un ordre moribond contre votre propre peuple ou allez-vous épouser son désir de liberté?»

«Ce n'est pas un appel à l'insurrection armée, mais un appel à la conscience», ont répété des officiels interrogés lors de briefings de presse.

Cuba l'a entendu autrement. Le discours de Bush «s'entend comme une incitation à la violence, un appel à la guerre pour renverser la révolution et imposer ses desseins à Cuba», a accusé le ministre des Affaires étrangères, Felipe Perez Roque.

«Cela confirme que la politique du régime Bush reste le changement de régime à Cuba, y compris par la force», a-t-il déclaré en conférence de presse à La Havane, estimant que le chef de la Maison-Blanche était «en plein délire».

Dans son discours, conclu par «Viva Cuba Libre», Bush a affirmé sa volonté de maintenir un demi-siècle d'embargo contre Cuba jusqu'à un changement de régime. Il a offert des bourses d'études et des ordinateurs aux Cubains «si le régime le permet». Il a annoncé la création d'un fonds international pour favoriser la transition de l'île vers la démocratie.

Les amis de Cuba, déjà mobilisés en vue du vote de mercredi prochain à l'ONU, ont eux aussi dénoncé le discours.

Vote du Canada

La Table de solidarité Québec-Cuba a invité hier ses membres à poser des questions au secrétaire au Commerce, Carlos Gutierrez, lors d'une séance en ligne organisée sur Cuba par la Maison-Blanche.

Elle a écrit au ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier et aux partis fédéraux pour demander que le Canada vote à l'ONU, comme il l'a fait l'année dernière avec 182 États membres, pour la levée de l'embargo contre Cuba, en vigueur depuis 1963.

«Nous espérons que le Canada s'opposera à tout projet d'amender la motion», et qu'il fera «pression sur les États-Unis pour mettre fin à cet odieux blocus», dit-elle.

Seuls quatre pays ont voté l'an dernier pour le maintien de l'embargo: États-Unis, Israël, les îles Marshall, et Palau.

Les pays de l'Union européenne ont voté avec la majorité, malgré des sanctions limitées imposées à Cuba sur la répression des dissidents. L'Espagne a récemment engagé un dialogue sur les droits de l'homme avec Cuba.

À sa conférence de presse, Bush était entouré de proches de quatre détenus politiques cubains. Mais il n'a mentionné ni les cinq Cubains détenus aux États-Unis après avoir dénoncé au FBI des actions terroristes visant Cuba, ni le cas de Luis Posada Carriles, que Cuba recherche pour terrorisme et qui vit libre aux États-Unis.

http://www.cyberpresse.ca/article/20071025/CPMONDE/710250746/1014/CPMONDE


10/22/2007 03:56 PM
Elections municipales à Cuba

Elections municipales à Cuba

LA HAVANE - Les Cubains votaient dimanche pour élire leurs conseillers municipaux, un scrutin qui ouvre un processus électoral complexe qui se terminera l'an prochain sur les législatives et l'éventuel remplacement de Fidel Castro.

Le prochain Parlement pourrait en effet décider de remplacer Fidel Castro, 81 ans et très malade depuis plus d'un an, par son frère Raul, qui assure l'intérim à la présidence du Conseil d'Etat, l'organe suprême du régime cubain.

Fidel Castro, président depuis 1976, est apparu lucide ces derniers temps, mais il semble toujours en petite forme. Il ne devrait pas quitter le lieu, secret, dans lequel il se repose et votera sans doute pas correspondance.

Quelque 37.258 candidats se disputent les 15.236 sièges et les médias officiels affirment que 95% des 8,3 millions d'électeurs pourraient se rendre aux urnes. Le vote n'est pas obligatoire, mais peu d'électeurs tiennent à attirer l'attention des comités de quartier en s'abstenant.

Ainsi, deux adolescents rencontrés sur le bord de mer à La Havane expliquaient qu'ils iraient voter pour éviter des représailles, mais qu'ils ne croyaient pas à ce scrutin. "Rien ne changera", a dit l'un d'eux, sous couvert de l'anonymat.

Les bureaux de vote sont gérés par des enfants qui saluent les électeurs devant des urnes décorées. Des panneaux invitant les habitants à voter tôt ou à "choisir le meilleur et le plus compétent" sont affichés à l'extérieur.

Il est interdit de faire campagne à Cuba et les électeurs ne disposent que d'une photo et d'un petit texte de présentation des candidats pour se décider. Les autorités annonceront les résultats lundi soir. Dans de nombreuses villes, deux ou trois candidats s'affrontent et un second tour sera nécessaire la semaine prochaine là où aucun n'aura obtenu la majorité absolue.

Les opposants et les organisations des droits de l'Homme boycottent ces élections. La dissidente Martha Beatriz Roque, déjà emprisonnée pour ses opinions, a souligné que le vote n'est pas secret, puisque les candidats sont désignés à main levée par les conseils de quartier, où personne n'ose se prononcer pour les personnalités de l'opposition. "Elles ne sont pas démocratiques, alors nous ne pouvons pas les appeler élections", a-t-elle tranché.

http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5jhKMsgR0f2tdC-zTCVeifp00TiJg


10/21/2007 10:42 AM
Cuba : un long dimanche électoral

Cuba : un long dimanche électoral

Les Cubains votent ce dimanche. C'est la première étape d'un cycle électoral qui s'achèvera par la désignation de leur président et pourrait mettre fin au suspens autour du maintien de Fidel Castro à la tête de l'Etat.
imprimer envoyer à un ami
Source:Belga - 20 oct 2007 10:25

Éloigné du pouvoir depuis le 31 juillet 2006 à la suite d'une opération intestinale, Fidel Castro, le vieux leader cubain, n'a, en principe, cédé la présidence à son frère Raul que de manière provisoire, même si les autorités n'ont depuis jamais garanti son retour aux affaires.

En vigueur depuis 1976, le système électoral dit du "pouvoir populaire", mis en place par le parti communiste cubain qui ne présente officiellement aucun candidat, prévoit d'abord l'élection au vote direct et à bulletin secret de près de 15.000 délégués aux 169 Assemblées municipales du pays. Plus de 8,3 millions d'électeurs, âgés de plus de 16 ans, sont appelés aux urnes à cette occasion.

Le scrutin, prévu sur deux tours les 21 et 28 octobre prochains, devrait être suivi en avril 2008 de la désignation des délégués des 14 Assemblées provinciales ainsi que des 600 députés du Parlement national. L'ensemble de ces élus nommera à son tour les trente et un membres du Conseil d'Etat, c'est-à-dire le gouvernement cubain, présidé depuis son instauration par Fidel Castro.

Selon les observateurs, Fidel Castro ne reviendra sans doute pas au pouvoir, se retranchant désormais dans un rôle de "gardien" de la révolution, tandis que son frère continuera d'impulser progressivement des changements économiques dans l'île.

Mais au-delà du cas de Fidel Castro, les Cubains attendent surtout du gouvernement qu'il améliore leurs conditions de vie en s'attaquant aux bas salaires, au manque de transport ou de logements…

http://www.rtbf.be/info/international/ARTICLE_126594


10/21/2007 10:40 AM
Des étudiants vénézuéliens dénoncent la réforme constitutionnelle du président Hugo Chavez

Des étudiants vénézuéliens dénoncent la réforme constitutionnelle du président Hugo Chavez
LE MONDE | 19.10.07 | 15h22  •  Mis à jour le 19.10.07 | 15h22

Des étudiants vénézuéliens ont pris la tête de la mobilisation contre la réforme constitutionnelle proposée par le président Hugo Chavez. "La réforme ouvre la voie à une présidence à vie de Chavez et ne garantit plus l'alternance politique, affirme Alexis Cabrera, 21 ans, étudiant à l'université publique Simon-Bolivar, à Caracas. Les modifications proposées réduisent nos droits constitutionnels."

Lorsque Radio Caracas Television (RCTV) a été retirée des ondes hertziennes, fin mai, le mouvement étudiant a pris son essor et manifesté dans tout le pays. "Dans une université aussi peu politisée que la mienne, nous avons fait des assemblées de deux à trois mille personnes", raconte Gustavo Gandica, 23 ans, étudiant en économie à l'université privée Santa Maria, à Tachira.

"Alors que la jeunesse était plutôt apathique et absentéiste lors de la réélection de Chavez, le 3 décembre 2006, les récentes élections aux centres d'étudiants des universités publiques et privées ont enregistré un taux de participation supérieur à 80 %, souligne Alexis Cabrera. Les chavistes ont obtenu de 5 à 10 % des votes."

En vue de la rentrée, les centres d'étudiants de quarante-deux universités publiques et privées et huit instituts technologiques ont élu un "Parlement étudiant", constitué de 167 représentants des 300 000 étudiants du pays. Leur "commission internationale", dont font partie Alexis et Gustavo, a fait le voyage en France et en Espagne, pour tirer la sonnette d'alarme à propos de la réforme constitutionnelle.

"AGENTS DE LA CIA"

Mardi 16 octobre, le Congrès vénézuélien a entamé la dernière étape de l'approbation de la réforme, qui sera soumise à un référendum le 2 décembre. Outre les 33 articles de la Constitution que le chef de l'Etat entend changer, les députés "chavistes" proposent des modifications portant sur 25 autres articles. Cette surenchère a provoqué les protestations des trois principaux alliés de M. Chavez : les partis Podemos et Patrie pour tous (sociaux-démocrates), et le Parti communiste vénézuélien.

Les droits de la défense et la liberté de la presse seraient suspendus pendant l'état d'urgence, qui n'aurait plus de limite dans le temps. "Chavez pourrait invoquer l'état d'urgence pour suspendre des droits fondamentaux", estime l'organisation non gouvernementale Human Rights Watch. Reporters sans frontières a également exprimé son inquiétude.

Les "chavistes" crient "No volveran" (ils ne reviendront pas) à l'adresse des opposants, à la manière du "No pasaran" des antifascistes espagnols. "J'ai 19 ans, je ne suis nullement responsable du passé, ni des erreurs de l'opposition", plaide Patricia Quiñones, élue du "Parlement étudiant", inscrite en administration à l'université publique d'Orient, dans l'île de Margarita. "Le gouvernement Chavez traite les étudiants d'agents de la CIA, alors que nous nous battons pour le pluralisme et la réconciliation nationale", ajoute-t-elle, exaspérée par la polarisation croissante.

A en croire le "Parlement étudiant", la réforme constitutionnelle entraîne une militarisation du pays et l'imposition d'un socialisme autoritaire, inspiré du modèle castriste.

Dimanche, au cours de son émission "Allô, président !", M. Chavez a déclaré que Cuba et le Venezuela ont "au fond un seul gouvernement".
Paulo A. Paranagua
Article paru dans l'édition du 20.10.07.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-968823,0.html?xtor=RSS-3210


10/21/2007 10:34 AM
Fidel Castro se moque des élections américaines à la veille des municipales cubaines

Fidel Castro se moque des élections américaines à la veille des municipales cubaines

Il y a 11 heures

LA HAVANE - Le système électoral américain est corrompu par l'argent des entreprises, qui sert au "lavage de cerveau" des rares Américains qui votent encore, affirme Fidel Castro dans un petit texte accusateur publié samedi, à la veille des élections municipales à Cuba.

Les élections municipales cubaine, auxquelles se présentent environ 37.000 candidats pour 15.000 sièges, marquent le début d'un processus électoral complexe qui va se poursuivre jusqu'aux législatives du printemps. Ce système compliqué, avec des scrutins multiples, "est l'antithèse de celui en vigueur aux Etats-Unis", affirme le Lider Maximo dans un texte publié dans le journal du Parti communiste Granma.

"Là-bas, ce qui compte, c'est d'être riche ou de pouvoir compter sur beaucoup d'argent", écrit-il, ajoutant que cet argent est utilisé pour "un lavage de cerveau et la création de réflexes conditionnés".

"De moins en moins de citoyens se rendent aux urnes", ajoute-t-il, "il y a des fraudes, des coups bas, de la discrimination à l'encontre des minorités ethniques et même des violences".

A Cuba, les règles électorales interdisent de faire campagne et seuls une photo et une présentation écrite des candidats aident les électeurs à faire leur choix. Chaque citoyen de plus de 16 ans peut voter. Le vote n'est pas obligatoire, s'abstention signifie souvent attirer l'attention, dans un pays où les comités de défense de la révolution conservent des fichiers sur les habitants.

Des petits groupes de dissidents prévoient de boycotter le scrutin qu'ils jugent antidémocratique.

Le processus électoral en cours pourrait aboutir au remplacement de Fidel Castro, très malade depuis plus d'un an, par son frère Raul, qui assure l'intérim.

http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5gdFufkVFlcWCsuw_3NPlhnmF9h-A


10/21/2007 10:30 AM
Raul Rivero raconte ses conditions de détention

Raul Rivero raconte ses conditions de détention

J'avais droit à vingt-cinq minutes de téléphone par semaine, et Blanca Reyes, ma femme, me faisait des synthèses de ce qui se passait. Et, tous les trois mois, pendant les deux heures de visite auxquelles nous avions droit, elle m'informait aussi, me disait que telle personne avait écrit tel article. Tout cela m'aidait à garder ma sérénité mentale. Car la première année a été très dure en prison : j'étais dans une cellule d'isolement, dans des conditions humiliantes. Je passais quatre heures à écrire, et autant à lire : comme une journée de travail. C'est ce que je m'étais fixé. Mais parfois, vu les conditions difficiles, ce rythme était bouleversé. Par exemple, il n'y avait de l'eau que quinze minutes par jour. Il fallait alors vite remplir les bouteilles, se laver rapidement. On nous sortait aussi quarante-cinq minutes au soleil, menottés, dans une cellule de mêmes dimensions (6 m2) mais sans toit. L'insomnie aussi pouvait influer sur ce programme : il y avait dans la cellule des grenouilles qui me sautaient dessus au milieu de la nuit et me réveillaient en sursaut, des grillons qui s'installaient dans un coin et m'empêchaient de dormir.

Il faut se constituer une sorte de forteresse spirituelle pour s'en sortir. Ces nouvelles que me transmettait Blanca étaient très importantes. Savoir qu'un ami en Espagne avait écrit un article, que Gallimard avait publié un de mes livres (je mourais d'envie de voir la couverture ! C'est le genre de choses importantes pour un écrivain…). Savoir qu'il y avait des personnes que j'aime beaucoup, et qui ont été très impliquées, comme Zoé Valdés, et d'autres que j'admire sans les connaître. Je ne m'attendais pas à une telle réaction, de la même façon que le gouvernement cubain ne s'y attendait pas.

Aviez-vous accès à des livres, à des journaux ?

Ma femme pouvait m'apporter des livres, et j'avais aussi un petit poste de radio, qui transmettait les informations cubaines. Mais pas de télévision, et, seulement de façon sporadique, Granma (quotidien officiel du Parti communiste cubain, ndlr), rien de plus. Mais j'ai pu recevoir des livres de poésie, des romans, un dictionnaire de la langue espagnole, qui m'a aidé pour écrire mes poésies. La poésie a été un refuge ; j'ai même écrit un livre de poèmes en prison.

C'était plus compliqué pour sortir les textes de la prison. La police avait fixé un thème : ce ne devait être que des poèmes d'amour. Alors je les donnais à un officier de la police politique et les poèmes «approuvés» étaient transmis à mon épouse. Ce livre, qui est donc passé par les yeux attentifs de la police, va bientôt sortir en Espagne. Ceux qui n'étaient pas approuvés m'étaient rendus, et il y en avait d'autres que je ne soumettais pas à la lecture, parce qu'ils touchaient à d'autres thèmes : l'expérience en prison, les histoires de détenus, des petits événements. Par exemple, un jour, un papillon est passé devant la fenêtre grillagée de la cellule, et j'ai passé toute la journée à attendre qu'il repasse. Il n'est pas revenu, alors je l'ai imaginé et j'ai écrit un texte.

Dans une cellule d'isolement, la vie s'arrête, on reste seul avec ses souvenirs. ça a été une étape très sombre, j'avais une condamnation très lourde (vingt ans de prison, ndlr), j'avais déjà 57 ans au moment de mon arrestation, je ne savais pas quand j'allais sortir de là… parfois je me sentais étouffé, par l'éloignement de ma famille, de ma mère, très âgée, de mes filles.

extrait d'une ITV de Jean Baret pour Libération

http://blog.ouketi.com/2004/12/24/17/raul-rivero-raconte-ses-conditions-de-detention/


10/18/2007 10:32 AM
Illusions perdues à La Havane

Illusions perdues à La Havane
Dans le Cuba d'avant Castro, la romancière Mayra Montero réinvente les cabarets, les grands hôtels, le zoo et la mafia.
Philippe Lançon
QUOTIDIEN : jeudi 18 octobre 2007
Mayra Montero La Havane, 1957 Traduit de l'espagnol (Cuba) par Serge Mestre. Gallimard, 326 pp., 22,90 euros.

Une femme cubaine qui pense au sexe préparerait-elle un bifteck – là-bas, on dit bistek – à l'homme qu'elle attend ? C'est le genre de questions que se posent, dans La Havane, 1957, les personnages de Mayra Montero. La réponse ne fait aucun doute : c'est oui, probablement avec beaucoup d'oignons sur le bifteck. Ils finissent par la trouver. Entre-temps, un attentat, les sentiments, des meurtres de la mafia, l'assassinat d'un frère par la police politique cubaine, la splendeur des hôtels et des cabarets, la pourriture d'un régime finissant ou la résurgence de quelque fantôme, tout les a mis en état de frénésie et de perte. Qu'ont-ils perdu ? Appelons ça : l'innocence. L'innocence est un récit. Elle a frit dans les limbes. Elle existe à titre de regret, de désir, d'avenir. Ou sous forme animale.

«Je suis très animalière», dit Mayra Montero, qui ne mange pas de volaille, puisqu'elle en élève pour la regarder vivre. Sa résidence secondaire, à Porto Rico où elle vit depuis 1970, est située dans l'un des rares endroits frais de l'île. Elle est occupée par des chats, des chiens, des faisans, et dix-neuf paons, dont l'un est borgne : «Je les ai vu sortir de l'Å“uf, je suis leur mère. Quand ils bougent, on dirait un poème de Rubén Darío.» Rubén Darío est le poète nicaraguayen qui, à la fin du XIXe siècle, renouvela la poésie espagnole en y injectant le symbolisme, une certaine musique. Il aimait Verlaine. Mayra Montero aime Ungaretti, Pavese et le Siècle des lumières, d'Alejo Carpentier.

«Caméléon». Elle a 54 ans et l'acuité enfantine des personnes qui vivent toujours entre deux mondes, comme installées sur un bac. Ses souvenirs la repassent de l'intérieur. Outre ses romans et les mémoires du pianiste et compositeur Narciso Figueroa, élève d'Alfred Cortot, elle écrit une chronique, chaque dimanche, dans le quotidien El Nuevo Dia. Mayra vit à Porto Rico, mais tout en elle respire Cuba : faconde, naturel, bon sens, extravagance, appétit. Est-elle portoricaine ? «Je suis amphibie, dit-elle. Ou caméléon. Je change de fréquences et de couleurs à volonté.» Et elle cite un poème «très rebattu» : «Cuba et Porto Rico sont/Les deux ailes d'un oiseau/Ils reçoivent des balles et des fleurs/qui vont droit au même cÅ“ur.» Une image du roman résume ses visions. On est en 1946. Le gangster Meyer Lansky inaugure à La Havane l'hôtel Nacional. Il est dans la cuisine avec des associés : «Dans un angle, près des éviers, respirant imperceptiblement et frissonnant de temps à autre, on pouvait apercevoir des flamants roses.» Ils sont une dizaine, d'un «rose intense, empilés les uns sur les autres» : «Ça faisait peine de les voir dans cet état, presque morts, mais pas suffisamment inconscients pour ne pas comprendre qu'ils se trouvaient dans un endroit hostile.»

Les romans de Mayra Montero sont traversés par des animaux qu'on achève. Dans Toi, l'obscurité, un scientifique américain recherche dans les montagnes d'Haïti le dernier spécimen d'une grenouille, dite grenouille du sang, parce qu'elle est rouge et semble saigner sous la pluie. Ces montagnes sont pleines d'épineux, de scorpions, de fous, de revenants. Le scientifique se noie et la grenouille disparaît.

Avec les esprits et les jeunes, les animaux servent de messagers. En général, ils annoncent la mort. Le Messager, de Joseph Losey, est l'un des films préférés de Mayra. C'est le titre en français de l'un de ses meilleurs livres. Il évoque la dernière tournée de Caruso à Cuba, en 1920, et imagine la fuite du ténor vieillissant dans l'amour et vers la mort, jusqu'à Trinidad, terre d'insomnie. Caruso chantait Aïda, de Verdi, quand une bombe a explosé dans le théâtre : ce point de départ est vrai. Comme est vrai un souvenir de l'écrivain : «A La Havane, nous avions pour voisin un notaire qui écoutait sans cesse de l'opéra. Il est parti très vite, en 1962, et nous a laissé tous ses disques. Il y avait de nombreux enregistrements de Caruso.» Ensuite, le roman tisse les vivants et les morts. L'innocence les unit, puis ils s'éloignent et elle meurt.

Autre souvenir, autre fiction. Vers la fin de La Havane, 1957, le patron d'un restaurant juif, Boris, est tué sous l'Å“il d'une fillette dans la rue Compostela. Boris a existé. Mayra Montero avait 5 ans, ses grands-parents vivaient ici. «Je ne me souviens de rien, dit-elle, mais on dit que j'étais là, avec mon grand-père, quand Boris est mort. Il m'offrait souvent des bonbons. Il n'a pas été tué par des mafieux, comme dans le roman, mais par des révolutionnaires : c'était un délateur.» La Havane, 1957 est dédié à ses grands-parents. Ils venaient de Galice et tenaient une quincaillerie. Le grand-père fonda un club de Galiciens au bord de la mer. Mayra y a passé son enfance. On y dansait.

La capitale cubaine est la cité de l'innocence perdue : celle qui s'insinue. L'écrivain y a vécu jusqu'à 18 ans. De cette époque, il lui reste un chemisier et des boucles d'oreille : «Le chemisier est en laine bleue, avec des fleurs et un col serré. Je me souviens de ce que je mettais avec. Quand je suis déprimée, ça me soulage. Les boucles d'oreille ont été offertes par ma grand-mère pour mes 15 ans.» Elles appartenaient à la collection d'un homme politique. Un jour, la grand-mère visite la collection et admire les bijoux. L'homme ouvre la vitrine et les lui offre.

La Havane, 1957 se déroule entre 1946 et 1959, à l'apogée morbide de la splendeur et des vices de la ville, de sa vie corrompue et artistique. La mafia ouvre des boîtes de nuit, des bars, des hôtels. Le Capri, le Sans-Souci… Par les voix alternées d'un jeune journaliste et de son amie, une manchote de cirque devenue ombre de cabaret, la romancière réinvente l'origine de ces lieux. Certains existent toujours. Les habitants les font visiter à leurs amis étrangers comme des bases fermes d'orgueil et de honte : des Louvre vivants où des célébrités et des putes jailliraient, sous forme de fantômes ou de caricatures, d'une copie tropicalisée de Rubens ou de Watteau. En espagnol, le roman s'appelle Son de almendra. Almendra est le titre d'un célèbre danzón, une danse cubaine qui vient de la contredanse française. Elle débute lentement, dans un balancement de menuet, puis accélère, en rapprochant les corps. C'est en regardant un couple danser au début du livre que le journaliste comprend la sensualité ; c'est en le regardant à la fin qu'il saisit ce qu'il a perdu. Et c'est comme si la danse devait lui survivre.

Euphorie. Il arrive qu'on retrouve l'innocence au zoo. Les écrivains cubains parlent des zoos comme personne. S'y promener est une épreuve comique : les fauves meurent de faim, les vautours attendent la fin du régime. Dans le dernier roman de Pedro Juan Gutiérrez, le Nid du serpent (Albin Michel), un lion du zoo de Matanzas dévore, en 1965, un petit singe affolé qui s'est égaré dans sa cage. Dans celui de Mayra Montero, des hommes de main américains et cubains tuent, douze ans plus tôt, un hippopotame pour adresser un message à un gangster qui le recevra trop tard. Les scènes sont décrites avec une euphorie gourmande, comme si la mort était la préparation d'un plat. Aujourd'hui, à l'époque du moralisme à retardement, on écrit nombre d'horreurs sur la Révolution cubaine. Beaucoup sont justifiées, quoiqu'un peu tardives. L'un des mérites de La Havane, 1957 est de rappeler que, sous ses jolies lumières, le régime qui la précéda fut une Babylone relativement sinistre.

Les animaux de son zoo romanesque mangent de la viande de cheval mélangée à celle d'hommes qu'on exécute régulièrement. Ces hommes disparaissent à l'aube. Ils sont les déchets des nuits qui troublèrent La Havane. Vers la fin, le jeune journaliste, qui a enquêté sur les liens entre l'hippopotame et la mafia, doit, sous l'Å“il des tueurs, et pour avoir écrit quelques vérités, découper des cadavres qui finiront dans le ventre d'un lion. Mayra Montero a interrogé un vieux vétérinaire du zoo. Il nourrissait jadis les fauves avec des chevaux. Il se rappelait la mort d'un hippopotame qui s'était échappé. Les romans naissent aussi de ce genre de choses.

Préparez vos hachoirs : ces scènes violentes paraissent rendre hommage à des films comme Donnie Brasco ou le Parrain. Le roman est saturé de cinéma. Mais La Havane, dans ces années-là, c'était du cinéma. Et ça continue, dans le genre sépia : cette ville a toujours permis aux étrangers et aux exilés de se faire leur cinéma. Adolescente, à la Havane, Mayra Montero retournait souvent voir avec ses amies les Parapluies de Cherbourg, «pour avoir l'infini plaisir d'aimer et de pleurer, toujours autant, et plus si possible». Dans son panthéon, il y a aussi Mort à Venise et Autant en emporte le vent. L'acteur qui est au centre du roman a existé : c'est George Raft. Il jouait les gangsters au cinéma, faisait des affaires avec eux dans la vie. Il ouvrit l'hôtel Capri, dans lequel il avait des parts. Il était célèbre à Cuba. L'employé qui nourrit les animaux du zoo avec du supplément d'homme est l'un de ses fans. Chaque jour, il se prend pour l'un de ses personnages. Il finit par le rencontrer. Sous les flashs, mû par un réflexe, il se penche vers l'acteur et embrasse sa bague, comme celle d'un évêque, et «Raft avait eu peur […] de ce qu'il perçut au fond de lui, qui avait quelque chose à voir avec une supplantation, avec ce que cet homme ressentait secrètement : l'atroce solitude du dompteur de fauves».

Mayra Montero a quitté Cuba sans le vouloir, pour suivre sa famille. Son père, Manuel, écrivait des textes pour la radio, la télévision, les journaux, les théâtres populaires. On l'appelait El Membrillo, le coing. «Il y avait toujours des artistes à la maison, se souvient-elle. Mon père était un homme joyeux, très liant, plus cubain que moi.» En 1967, le jour de la mort du Che, l'une de ses chroniques est supprimée. «Sa couronne m'a coûté 45 pesos», blague-t-il devant des collègues. L'un d'eux le dénonce. On l'envoie bêcher à la campagne. A son retour, plus de travail.

Erotisme. «Je rejetais un peu mon père, poursuit-elle. Je trouvais ses émissions vulgaires. J'étais très snob et je voulais connaître les vrais écrivains, les poètes.» Elle devient l'amante de l'un des meilleurs d'entre eux, Luis Rogelio Nogueras, dit Wichy. Il est marié. Vers 30 ans, il écrivait : «Mais je suis encore maître du monde/Et je le serai/Tant que là-haut/Ne se dissipent pas les nuages de mon enfance/Ne s'éteignent pas les vieux désirs.» Il meurt à 40 ans, en 1985. Mayra parle de lui avec un feu tranquille qui ne s'éteint pas. La veuve est devenue son amie. C'est elle qui l'a mise en contact avec le vétérinaire du zoo.

Les messagers de Mayra ont une humidité tremblante : l'érotisme sature leurs passages. Dans Pourpre profond, un critique musical fait l'inventaire des mÅ“urs nocturnes des solistes qu'il a aimés, hommes et femmes. On y apprend que les violoncellistes hurlent et que «les pianistes escamotent instinctivement leurs mains et, dans le souci de les protéger lorsqu'ils couchent avec quelqu'un, n'appuient presque pas leurs caresses».

Enfant, dans la bibliothèque de son père, elle découvre un conte théâtral écrit anonymement par Musset, Gamiani ou deux nuits d'excès. Elle le relit en douce, souvent. Le jeune Alcide épie les ébats de la comtesse Gamiani et d'une jeune femme, Fanny, avant de les rejoindre. Il tombe amoureux de Fanny. A la fin, la comtesse meurt «dans la rage du plaisir, dans la rage de la douleur», pleine d'une «sensualité atroce». « L'imagination était frappée, écrit Musset, elle dépassait tous nos plaisirs.» Mayra Montero est allée voir la tombe de l'écrivain au cimetière du Père-Lachaise.

http://www.liberation.fr/culture/livre/285605.FR.php


10/17/2007 10:34 AM
Censure, liberté de la presse et internet : le classement de RSF

Censure, liberté de la presse et internet : le classement de RSF
Par Nil Sanyas PCINpact - Mercredi 17 octobre, 11h08

Reporters sans frontières (RSF) vient de mettre en ligne son « classement mondial de la liberté de la presse 2007 ». Le top 20 est peu ou prou équivalent au classement 2006, avec l'Islande et la Norvège en tête. Constat similaire sur la queue de ce classement, où l'on retrouve des pays tels que l'Irak, la Chine, la Birmanie, Cuba, l'Iran, le Turkménistan, la Corée du Nord et en dernière position, l'Érythrée. Ce petit pays méconnu du grand public, situé au nord-est de l'Afrique, est notamment en proie à un conflit avec son voisin éthiopien.
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Mais intéressons-nous à la censure sur Internet, média à l'importance grandissante dans le monde, et qui représente désormais six des cinquante questions posées aux journalistes du monde entier pour obtenir ce classement de 169 pays.

« Nous sommes inquiets de la multiplication des cas de censure sur la Toile. De plus en plus de gouvernements ont pris la réelle mesure du rôle essentiel que peut jouer Internet dans le combat pour la démocratie et mettent en place de nouveaux moyens de censurer le Réseau » regrette ainsi RSF.

Désormais, Internet est pris au sérieux par tous les pays du monde, l'influence que pourraient avoir les journalistes et les blogueurs étant gênante pour certains régimes : « Les autorités des pays répressifs s'en prennent désormais avec la même force aux blogueurs et aux journalistes en ligne qu'aux employés des médias traditionnels ».

La Chine domine les débats avec 50 personnes emprisonnées provenant du Net. Le Viêt-nam, avec huit cyberdissidents arrêtés, s'illustre aussi dans ce domaine, accompagné par la Malaisie, la Thaïlande, l'Égypte, mais aussi les États-Unis. Ce dernier a en effet été critiqué pour avoir arrêté le blogueur Josh Wolf durant un peu moins de huit mois.

http://fr.news.yahoo.com/pcinpact/20071017/ttc-censure-liberte-de-la-presse-et-inte-c2f7783.html


10/16/2007 10:27 AM
Cuba parmi les pays les plus mal classés par RSF

Cuba parmi les pays les plus mal classés par RSF

Cuba occupe la 165e position du classement de RSF, et un an et demi après
l'investiture officielle de Raúl Castro à la tête de l'Etat, la situation
des droits de l'homme sur l'île n'a pas évoluée.
La violence perdure sur le continent américain, notamment au Pérou et au
Mexique

Cette année, l'Erythrée remplace la Corée du Nord en dernière position du
classement mondial de Reporters sans frontières, publié aujourd'hui pour la
sixième reprise, et qui mesure le degré de liberté de la presse dans 169
pays.

"Cela n'a rien de surprenant. Même si toutes les violations de la liberté de
la presse ne sont pas connues en Corée du Nord ou au Turkménistan, qui
précèdent immédiatement l'Erythrée dans le classement, ce pays mérite sa
dernière place. Nous savons que quatre journalistes sont morts en prison et
nous avons toutes les raisons de croire que d'autres vont suivre", a déclaré
Reporters sans frontières.

En dehors de l'Europe - d'où sont issus les quatorze premiers pays du
classement -, aucune région du monde n'est épargnée par la censure.

Parmi les vingt pays les plus mal classés, on trouve 7 asiatiques (Pakistan,
Sri Lanka, Laos, Viêt-nam, Chine, Birmanie, Corée du Nord), 5 africains
(Ethiopie, Guinée équatoriale, Libye, Somalie, Erythrée), 4 du Moyen-Orient
(Syrie, Irak, Territoires palestiniens, Iran), 3 de l'ancien espace
soviétique (Bélarus, Ouzbékistan, Turkménistan) et 1 américain (Cuba).

A Cuba (165e), un an et demi après l'investiture officielle de Raúl Castro,
à la tête de l'Etat, la transition annoncée n'a rien changé à la situation
des droits de l'homme sur l'île. Cuba reste la deuxième prison du monde pour
la presse après la Chine avec 24 journalistes incarcérés et soumis à de très
sévères conditions de détention.

Violence et censure sur le continent américain

Aucun journaliste n'a été tué en Colombie (126e) pendant la période étudiée
pour l'établissement de ce classement. C'est une première. Pour autant, la
pression des groupes armés et des paramilitaires reste forte. Des cas de
violence contre des journalistes ont été relevés au Brésil (84e) et en
Argentine (82e), mais le record en la matière revient au Pérou (117e) où
près d'une centaine de journalistes ont été pris à partie physiquement. Le
nombre de menaces est tout aussi élevé.

Le Mexique (136e) est toujours le pays le plus dangereux du continent pour
la presse. Huit professionnels de l'information ont été tués dans le pays
entre septembre 2006 et septembre 2007. La justice ne parvient pas à
sanctionner tous les responsables et l'impunité reste largement la règle.

Au Venezuela (114e), l'exclusion de la chaine RCTV du reseau hertzien, le 27
mai 2007, à la demande d'Hugo Chavez, a mobilisé à elle seule toute
l'attention. Contestée même parmi les partisans du président bolivarien, la
mesure traduit une véritable mainmise du pouvoir sur l'espace audiovisuel.

L'inconstance des jeunes démocraties

De nouveaux pays non-européens ont fait leur entrée dans les cinquante
premiers. C'est le cas de la Mauritanie (50e) - qui a gagné 88 places depuis
2004 -, de l'Uruguay (37e) et du Nicaragua (47e). "Nous espérons que ces
améliorations seront durables. L'an passé, la Bolivie (68e) avait opéré une
remontée spectaculaire. Malheureusement, il semble qu'il s'agissait d'un
simple répit conjoncturel et, dès cette année, elle a reperdu de nombreuses
places en raison de violations sérieuses de la liberté de la presse", a
expliqué l'organisation.

De la même manière, des pays qui, traditionnellement, figuraient en bonne
position ont sensiblement reculé. C'est le cas du Bénin (53e) et du Mali
(52e). Sur le continent américain, El Salvador (64e) a aussi quitté la
première partie du classement, perdant 36 places en deux ans.

Les membres du G8 connaissent une légère amélioration, sauf la Russie

Alors qu'ils ne cessaient de dégringoler au classement depuis trois années,
les pays membres du G8 ont regagné quelques positions. La France (31e), par
exemple, remonte de six places par rapport à l'an dernier. Les journalistes
ont été épargnés par les violences qui les avaient touchés fin 2005.
Cependant, de nombreuses inquiétudes demeurent en raison de cas de censure
persistants, de perquisitions dans des rédactions et d'un manque de
garanties concernant la protection du secret des sources.

Aux Etats-Unis (48e), les violations de la liberté de la presse ont été
légèrement moins nombreuses et le blogueur Josh Wolf a été libéré après 224
jours de détention. En revanche, la détention sans charge, depuis le 13 juin
2002, du cameraman soudanais d'Al-Jazira, Sami Al-Haj, sur la base militaire
de Guantanamo, et l'assassinat de Chauncey Bailey à Oakland, en août 2007,
empêchent toujours le pays d'accéder au peloton de tête.

L'Italie (35e) a également stoppé sa descente, même si les journalistes
restent sous la menace de groupes mafieux qui les empêchent de faire leur
travail en toute sécurité. Au Japon (37e), un certain répit dans les
attaques de militants nationalistes à l'égard de la presse a permis au pays
de regagner quatorze places.

"Ces évolutions sont une bonne nouvelle. Peut-être que les appels répétés
pour que ces démocraties se comportent de manière exemplaire commencent
enfin à porter leurs fruits. Il faut cependant rester prudents et vigilants.
Nous regrettons tout de même que seuls deux pays membres du G8, le Canada
(18e) et l'Allemagne (20e), parviennent à se hisser dans les vingt
premiers", a indiqué Reporters sans frontières.

La Russie (144e) ne progresse pas. L'assassinat d'Anna Politkovskaïa, en
octobre 2006, l'impunité des assassins de journalistes et le manque toujours
criant de pluralisme dans les médias, notamment audiovisuels, pèsent
lourdement dans ce bilan.

Pour établir ce classement, Reporters sans frontières a demandé à ses
organisations partenaires (15 associations de défense de la liberté
d'expression dispersées sur les cinq continents), à son réseau de 130
correspondants, à des journalistes, des chercheurs, des juristes ou des
militants des droits de l'homme de répondre à 50 questions permettant
d'évaluer la situation de la liberté de la presse dans un pays. 169 nations
y apparaissent, les autres sont absentes, par manque d'informations.

--

Benoît Hervieu
Despacho Américas / Americas desk
Reporters sans frontières
47, rue Vivienne
75002 Paris - France
http://blog.ouketi.com/2007/10/16/331/cuba-parmi-les-pays-les-plus-mal-classes-par-rsf/


10/14/2007 10:31 AM
Chavez propose la construction d'un complexe pétrochimique à Cuba

Le dimanche 14 octobre 2007

Chavez propose la construction d'un complexe pétrochimique à Cuba
Agence France-Presse
La Havane

Le président vénézuélien Hugo Chavez a proposé dimanche à Cuba la construction, pour 1400 millions de dollars, d'un complexe pétrochimique à Cienfuegos (centre de Cuba), où les deux pays modernisent ensemble une raffinerie de pétrole.

«La première phase de la raffinerie comprend un investissement de 136 millions de dollars pour une capacité de 65 000 barils. La seconde phase nécessite un investissement de 1300 millions de dollars», a indiqué M. Chavez.

Le président vénézuélien, qui séjourne à Cuba où il est arrivé dans la nuit de vendredi à samedi, a déclaré qu'il rencontrerait le président cubain par intérim Raul Castro lundi et qu'il discutera avec lui de ce projet.

Le complexe envisagé inclut une usine de fertilisants, une autre de produits pétrochimiques et une usine de traitement du gaz alimentée par bateau depuis le Venezuela.

«C'est une grande raffinerie. Cuba et le Venezuela unis, nous pourrons acquérir la force nécessaire pour être indépendant pour toujours», a déclaré M. Chavez en se référant au projet d'agrandissement et de modernisation de la raffinerie dont la construction avec des technologies d'origine soviétiques s'est achevée en 1990. Le site industriel avait alors été presque immédiatement paralysé après la fin de l'URSS.

Pendant sa visite, Hugo Chavez examinera avec les responsables cubains la mise en oeuvre des accords bilatéraux conclus dans le cadre de l'Alternative bolivarienne pour les peuples d'Amérique (ALBA), promue par celui-ci en opposition aux accords de libre-échange entre les États-Unis et les pays latino-américains.

Le dirigeant cubain Fidel Castro, en convalescence depuis près de 15 mois, a parlé dimanche par téléphone avec le président Chavez au cours de l'émission radio-télévisée Allô, président diffusée en direct sur la chaîne de télévision nationale cubaine. M. Chavez a réalisé cette émission depuis Santa-Clara à Cuba.

http://www.cyberpresse.ca/article/20071014/CPMONDE/71014127/5024/CPDMINUTE


10/12/2007 07:21 PM
Yoruba Andabo : aux sources africaines de la culture cubaine

Le vendredi 12 octobre 2007

Yoruba Andabo : aux sources africaines de la culture cubaine
Alain Brunet
La Presse

Issue des territoires méridionaux d'Afrique de l'Ouest (particulièrement dans l'actuel Nigeria), l'ethnie yoruba offre la plus importante contribution à la tradition afro-cubaine. Majoritaires dans l'île parmi les autres esclaves africains transplantés de force dans la Caraïbe, les descendants des Yorubas ont su conserver et adapter leurs rites animistes assortis de chants, rythmes et danses d'une grande subtilité.

Depuis le XVIe siècle, la culture yoruba a engendré à Cuba la santeria, religion syncrétique (mélange d'animisme africain et de christianisme) comparable au vaudou haïtien ou encore au candomblé brésilien. La culture yoruba a aussi contribué à la naissance de la rumba, fusion authentiquement cubaine des patrimoines espagnol et africain. À l'origine de toutes les grandes musiques cubaines modernes, c'est-à-dire le son, le cha cha et autre mambo, la rumba se déploie à travers les rythmes columbia, guaguanco et yambu.

Voilà ce dont il sera question lors de ce spectacle dominical: 17 chanteurs, danseurs et musiciens (essentiellement percussionnistes) de la troupe havanaise Yoruba Andabo évoqueront les différentes facettes du patrimoine cubain, sacré ou profane. Yoruba Andabo, en fait, signifie "amis et successeurs du peuple et de la culture yorubas".

Ainsi, on remontera aux sources de la culture cubaine en commençant par le sacré. Y seront effectivement évoqués les orishas de la santeria, divinités associées aux saints du christianisme puisqu'on interdisait aux esclaves de pratiquer leur religion: Oya (déesse du fleuve Niger à l'origine), Oggun (associé au fer, sagesse, montagnes), Chango (la danse, la lumière, le feu), Yemaya (la mer, la vie), Eleggua (le destin), Oschun (l'amour, la féminité), Obbatala (la paix), etc.

Ainsi, les orishas chantent et dansent pendant que battent les tambours - particulièrement les tambours batas, couverts de peaux à chaque extrémité et joués à l'horizontale. Ainsi, les danseurs et chanteurs campent la personnalité de ces esprits. Non seulement les évoquent-ils à travers leurs chants et leurs danses mais encore en campent-ils la personnalité et le comportement.

"Nous préconisons une représentation artistique de cette mystique, nous ne faisons pas de cérémonie santeria. Bien que je sois moi-même santero (croyant et pratiquant), j'estime qu'il n'est pas approprié d'imposer une croyance; il vaut mieux la présenter sous l'angle culturel de manière à la rendre accessible à tous", explique le chanteur sexagénaire Geovanny del Pino, directeur artistique de Yoruba Andabo.

Bien au-delà des orishas, de la santeria et de leurs sources africaines, la troupe Yoruba Andabo nous fait traverser plusieurs cycles de folklore cubain. "Nous évoquons plusieurs éléments de culture profane à travers la rumba. Plus discrètement par exemple, nous faisons référence aux manifestations récentes de la musique populaire à Cuba, qu'il s'agisse de son, de hip hop ou de reggaeton, indique Geovanny del Pino. Voilà qui augure bien pour la première escale montréalaise de cette formation lauréate d'un Latin Grammy Award (en 2001) et même d'un Juno canadien - remporté en 1993, de concert avec les autres participants de l'album Spirits of Havana sous la direction de la saxophoniste Jane Bunnett.

http://www.cyberpresse.ca/article/20071012/CPARTS03/710120650/5020/CPARTS03


10/12/2007 07:02 PM
Bush voit en Castro un dictateur cruel qui touche à sa fin

Bush voit en Castro un dictateur cruel qui touche à sa fin
Reuters
Reuters - Vendredi 12 octobre, 22h30

MIAMI, Floride (Reuters) - George W. Bush, qui avait traité en septembre aux Nations unies Fidel Castro de "dictateur cruel", a récidivé vendredi en déclarant: "A La Havane, le long règne d'un dictateur cruel touche à sa fin".

Le président américain, qui évoquait les relations commerciales à Miami, berceau historique des opposants castristes, a ajouté: "Alors que Cuba entre dans une période de transition, les nations de tout l'hémisphère et de la planète doivent insister sur la liberté d'expression, la liberté de réunion".

"Il faut insister pour que les personnes détenues à Cuba soient libérées et insister également sur la tenue, en dernier ressort, d'élections libres et ouvertes", a-t-il ajouté, suscitant une ovation de son auditoire.

En septembre, le ministre cubain des Affaires étrangères avait ostensiblement quitté la salle de l'assemblée générale de l'Onu pour protester contre le discours du chef de l'exécutif américain.

Fidel Castro, malade et âgé de 81 ans, a délégué provisoirement tous ses pouvoirs à son frère Raul depuis le 31 juillet 2006.

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20071012/twl-cuba-castro-bush-f3f52da.html


10/12/2007 06:49 PM
Alerte aux pluies diluviennes à Cuba, plus de 18 000 évacués

Le vendredi 12 octobre 2007

Alerte aux pluies diluviennes à Cuba, plus de 18 000 évacués
Agence France-Presse
La Havane

La sécurité civile cubaine a lancé vendredi une alerte sur la zone orientale de l'île où des pluies diluviennes se sont intensifiées et ont provoqué d'importantes inondations à l'origine de l'évacuation de plus de 18 000 personnes et de sérieux dommages matériels.

Santiago de Cuba (sud-est) est la province la plus affectée par les pluies et les inondations, où quelque 4.500 personnes sont été évacuées vers des zones plus clémentes et environ 500 habitations ont été en partie ou totalement détruites, a rapporté Radio Rebelde.

Plusieurs routes de la province, notamment celle qui la relie à sa voisine Guantanamo, ne sont plus praticables en raison des inondations, ajoutant à la difficulté d'organiser évacuations et secours pour les zones les plus à l'est de Cuba où 2.700 personnes ont été transférées vers des lieux plus sûrs.

Plus de 2.000 autres personnes, à Las Tunas, ont été évacuées où l'on a enregistré 154 mm de précipitations, soit un niveau de 17% supérieur à la moyenne historique de l'île, tandis que 19 des 23 réservoirs que compte la province ont débordé.

Les cultures de café, de canne à sucre, entre autres, ont également subi de terribles dommages après dix jours de pluie en continu et de nombreuses zones n'ont plus d'électricité, les infrastructures ayant été endommagées.

Selon José Rubiera, chef de prévisions de l'institut de Météorologie, les pluies vont se poursuivre au moins jusqu'à dimanche.

Ces pluies diluviennes, qui affectent depuis plusieurs jours la région des Caraïbes, ont également provoqué d'importants dommages en Haïti où les inondations ont fait plus de 45 morts dans l'ensemble du pays, selon un bilan provisoire du ministère de l'Intérieur vendredi.

http://www.cyberpresse.ca/article/20071012/CPMONDE/71012080/1030/CPMONDE


10/12/2007 10:30 AM
Alerte aux pluies diluviennes à Cuba, plus de 18 000 évacués

Le vendredi 12 octobre 2007

Alerte aux pluies diluviennes à Cuba, plus de 18 000 évacués

Agence France-Presse

La Havane

La sécurité civile cubaine a lancé vendredi une alerte sur la zone orientale de l'île où des pluies diluviennes se sont intensifiées et ont provoqué d'importantes inondations à l'origine de l'évacuation de plus de 18 000 personnes et de sérieux dommages matériels.

Santiago de Cuba (sud-est) est la province la plus affectée par les pluies et les inondations, où quelque 4.500 personnes sont été évacuées vers des zones plus clémentes et environ 500 habitations ont été en partie ou totalement détruites, a rapporté Radio Rebelde.

Plusieurs routes de la province, notamment celle qui la relie à sa voisine Guantanamo, ne sont plus praticables en raison des inondations, ajoutant à la difficulté d'organiser évacuations et secours pour les zones les plus à l'est de Cuba où 2.700 personnes ont été transférées vers des lieux plus sûrs.

Plus de 2.000 autres personnes, à Las Tunas, ont été évacuées où l'on a enregistré 154 mm de précipitations, soit un niveau de 17% supérieur à la moyenne historique de l'île, tandis que 19 des 23 réservoirs que compte la province ont débordé.

Les cultures de café, de canne à sucre, entre autres, ont également subi de terribles dommages après dix jours de pluie en continu et de nombreuses zones n'ont plus d'électricité, les infrastructures ayant été endommagées.

Selon José Rubiera, chef de prévisions de l'institut de Météorologie, les pluies vont se poursuivre au moins jusqu'à dimanche.

Ces pluies diluviennes, qui affectent depuis plusieurs jours la région des Caraïbes, ont également provoqué d'importants dommages en Haïti où les inondations ont fait plus de 45 morts dans l'ensemble du pays, selon un bilan provisoire du ministère de l'Intérieur vendredi.

http://www.cyberpresse.ca/article/20071012/CPMONDE/71012080/1030/CPMONDE


10/12/2007 10:22 AM
Cuba, six journalistes détenus pendant 24 heures

Cuba, six journalistes détenus pendant 24 heures

L'organisation non gouvernementale basée à Paris Reporters sans frontières condamne la vague d'arrestations qui a frappé la dissidence, le 27 septembre 2007, jour où une manifestation pacifique en faveur des prisonniers politiques devait avoir lieu devant le siège du ministère de la Justice à La Havane.

Parmi la trentaine de personnes arrêtées et toujours détenues figurent six journalistes : Idania Yanes Contreras, indépendante, Roberto de Jesús Guerra Pérez, correspondant des sites Payolibre et Nueva Prensa Cubana et de la station Radio Martí, Alvaro Yero Felipe et Belinda Salas Tapanes, de la Agencia Libre Asociada (ALAS), Yoel Espinosa Medrano et Félix Reyes Gutiérrez, de l'agence indépendante Cubanacán Press. Les six journalistes ont été libérés vingt-quatre heures après leur arrestation.

"Bien que certains dissidents arrêtés aient été immédiatement relâchés, cette vague de répression rappelle pour une part le 'printemps noir' de mars 2003. Alors que le début de la guerre en Irak mobilisait l'opinion mondiale, le gouvernement avait à l'époque ordonné l'interpellation arbitraire de 90 dissidents, dont 75 sont toujours incarcérés parmi lesquels vingt journalistes. Le régime de La Havane essaie-t-il, cette fois, de rivaliser avec celui de Rangoon, où la répression militaire fait rage depuis quelques jours et retient l'attention de la communauté internationale ? En rappelant que 250 personnes croupissent dans les prisons cubaines pour des raisons politiques, les dissidents interpellés n'ont fait que rappeler une vérité criante", a déclaré Reporters sans frontières, qui se félicite néanmoins de savoir que les journalistes arrêtés ont rapidement recouvré la liberté.

Le 27 septembre 2007, dans le quartier du Vedado de La Havane, Marta Beatriz Roque, présidente de l'Assemblée pour la promotion de la société civile (l'un des groupes de la dissidence), accompagnée de six autres personnes, a tenté de remettre une lettre à la ministre de la Justice, Maria Esther Reus, relative au sort des prisonniers politiques de l'île. La leader dissidente a fait savoir que les protestataires resteraient devant le siège du ministère jusqu'à l'obtention d'une réponse. La Sécurité de l'État (police politique) a aussitôt arrêté Marta Beatriz Roque et les dissidents qui l'accompagnaient et les a fait monter de force dans un bus pour les reconduire à leur domicile. Laura Pollán Toledo, épouse d'Hector Maseda Gutiérrez, cofondateur de l'agence Grupo de Trabajo Decoro emprisonné depuis mars 2003, faisait partie des interpellés.

Les estimations sur le nombre de dissidents arrêtés sont très variables, allant d'une vingtaine à une trentaine. Selon l'Agence France-Presse, d'autres interpellations de personnes décidées à se joindre à la manifestation devant le ministère de la Justice ont eu lieu à La Havane et dans la province de Santa Clara (Centre), où est basée l'agence Cubanacán Press.

Roberto de Jesús Guerra Pérez, 29 ans, avait été arrêté, le 13 juillet 2005, dans des conditions similaires, peu avant une manifestation de la dissidence. Incarcéré pendant dix-neuf mois sans jugement, régulièrement passé à tabac par ses gardiens et hospitalisé à plusieurs reprises, il avait été condamné, le 27 février 2007 (cf. communiqué), à vingt-deux mois de prison pour "trouble à l'ordre public" et libéré le 9 mai dernier (cf. communiqué).

source:

Benoît Hervieu
Despacho Américas / Americas desk
Reporters sans frontières
47, rue Vivienne 75002 Paris - France

http://blog.ouketi.com/2007/09/28/320/cuba-six-journalistes-detenus-pendant-24-heures/


10/11/2007 07:04 PM
Che Guevara, héros de l'impasse

Che Guevara, héros de l'impasse, par Gérard Chaliand
LE MONDE | 10.10.07 | 14h49

La mort reçue au combat était dénommée, dans la Grèce antique, "belle mort". Ainsi, l'échec politique et stratégique d'Ernesto Che Guevara en Bolivie où il a été exécuté en octobre 1967, se voyait transformé en mythe : il avait assumé jusqu'au bout le destin qu'il s'était choisi.

Lorsque le Che quitte Cuba, après s'être démis de toutes ses fonctions, il a en tête de contribuer à créer un, deux, plusieurs Vietnam "contre l'impérialisme américain". La tentative de susciter un foyer insurrectionnel en Bolivie était sans doute vouée à l'échec dès le début des onze mois de son existence. Elle s'ajoutait, sur un terrain moins étranger, au fiasco qu'avait précédemment rencontré Guevara au Zaïre où, clandestinement, il avait tenté en vain de mieux organiser une insurrection médiocre.

L'expérience bolivienne entendait mettre en pratique la théorie du foco, ou foyer combattant qui consiste à engager la lutte armée sans préparation politique des populations qu'il entend entraîner. Cette stratégie avait déjà largement montré son inanité, depuis une demi-douzaine d'années, dans plusieurs pays latino-américains.

C'est dans La Guerre de guérilla que Guevara résume les leçons de la révolution cubaine : des irréguliers peuvent battre une armée régulière ; la montagne est le terrain idéal et, surtout, il n'est pas nécessaire d'attendre que toutes les conditions soient réunies pour commencer la lutte armée. Celle-ci pouvant, par exemple, entraîner l'appui ou la participation des paysans.

Or les raisons du succès des castristes à Cuba n'avaient pas été convenablement évaluées par Guevara. Celles-ci tenaient au fait que les rebelles prétendaient lutter pour le "pain et la liberté", ce qui leur gagna l'appui de mouvements politiques urbains opposés à la dictature de Batista dont la base sociale était mince. Par ailleurs, les Etats-Unis observaient une neutralité plutôt bienveillante.

Dès que la révolution cubaine, au cours des années 1960-1961, se radicalisa et se proclama "marxiste-léniniste", l'exode d'une partie de la population commença. Et les Etats-Unis manifestèrent leur hostilité militante tandis que les gouvernements latino-américains, dictatoriaux ou non, s'efforcèrent, épaulés par Washington, d'écraser dans l'oeuf toute tentative d'insurrection sur le modèle castriste.

A Cuba, dans les années 1960, aucune leçon ne fut tirée des échecs du foco, Régis Debray en rédigea même une brillante théorisation dans Révolution dans la révolution (Maspero 1967). En Bolivie, le Parti communiste se refusant à accorder son soutien à l'entreprise, Guevara se retrouva avec une troupe essentiellement composée d'étrangers, et sur un terrain géographique et humain particulièrement défavorable : ni lui ni aucun des siens ne pouvaient communiquer avec les paysans indiens qui n'entendaient pas l'espagnol.

La propagande par l'acte, cette technique qui, avec les anarchistes, au tournant du siècle précédent, avait déjà démontré ses limites et dont la portée était surtout médiatique, ne pouvait remplacer le patient travail de mobilisation et d'organisation des mouvements révolutionnaires tels ceux des Chinois ou des Vietnamiens.

En Amérique latine, les luttes armées, contrairement aux mouvements anticolonialistes d'Asie et d'Afrique, ne pouvaient invoquer la question nationale. On y était formellement indépendants depuis longtemps. La théorie du foco, en négligeant le travail politique, concourait à isoler davantage les éléments révolutionnaires. Il faudra vingt ans d'échecs en Amérique latine pour que l'emportent les sandinistes au Nicaragua (1979) après être revenus aux méthodes organisationnelles classiques.

"Pas un paysan n'a rejoint la guérilla", note Guevara au neuvième mois du journal qu'il tient et qui fut publié après sa mort. Amer constat qui ne laissait d'autre alternative que de continuer, par volontarisme. Tout indiquait qu'il menait à une tragique impasse.

Blessé, Guevara était achevé, parce qu'il était plus commode de l'avoir mort que vif. Sa mort, à laquelle il s'était depuis longtemps préparé, lui conférait l'aura héroïque de ceux qui, tôt disparus, surent vivre et mourir conformément à ce qu'ils prônaient.

Gérard Chaliand, spécialiste de géostratégie

Article paru dans l'édition du 11.10.07.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-965273,0.html


10/11/2007 06:48 PM
Les vacances de Mister Moore à Cuba

Les vacances de Mister Moore à Cuba      
11/10/2007 07:28

Le dernier opus de Michael Moore est un amalgame sans queue ni tête de témoignages et d'affirmations jamais démontrées sur le système de santé américain.

Le film de trop ? Cette fois ci la mayonnaise ne prend plus, ou bien elle a un sale goût rance d'agit prop à la sauce stalinienne. Michael Moore a beau refaire avec talent son numéro d'ingénu obèse qui découvre les infortunes de ses concitoyens, ça ne passe plus. Le dernier opus de Michael Moore est un amalgame sans queue ni tête de témoignages et d'affirmations jamais démontrées sur le système de santé américain. Certes les récits de patients américains abandonnés à leur sort par les compagnies d'assurance privées sont affligeants, mais la démonstration sur la puissance des lobbies qui ont empêché la réforme du système est complètement manichéenne. Elle se résume à des montages grotesques où l'on voit s'afficher un chiffre (plusieurs centaines de milliers de dollars) à coté de chaque membre du congrès, et pour finir d'Hillary Clinton, qui avait proposé cette réforme pendant le mandat de Bill Clinton.

Avec ce procédé digne des pires opérations de propagandes staliniennes, on est censé comprendre que la majorité des membres du congrès y compris Hillary Clinton ont été purement et simplement achetés pour ne pas réformer le système de santé américain. Un peu court.

Les motifs de refus de la part des assurances privées aux Etats Unis sont innombrables et ahurissants : une jeune femme de 22 ans atteinte d'un cancer de l'utérus n'a pas été couverte sous prétexte qu'elle était anormalement jeune pour avoir contracté une telle maladie. Une autre s'est vu opposer, lorsqu'elle est tombée gravement malade, qu'au moment de la signature de son contrat, elle avait omis de déclarer avoir été soignée pour une mycose.

Par contre les système britanniques et français sont présentés, un peu rapidement, comme des modèles où tout est gratuit et disponible immédiatement. On apprend ainsi qu'en Grande-Bretagne les plus pauvres reçoivent même de l'argent pour payer leurs frais de transport. On suit la tournée nocturne de SOS médecins à Paris sans jamais voir personne sortir son carnet de chèque comme si s'était un truc gratuit. Michael Moore met certes me doigt sur un sérieux problème aux Etats Unis, mais il nous prend aussi pour des abrutis, ce qui met en défaut sa crédibilité. Je n'ai pas besoin de vous faire un dessin pour la France : un petit tour aux urgences et vous aurez compris. Si vous n'avez pas de mutuelle, je vous déconseille de vous faire hospitaliser : attendez vous à payer une facture très salée à la sortie (plus de 200 euros par jour).

La partie tournée dans un hôpital à Cuba de La Havane suffit en elle même à complètement discréditer un cinéaste dont la malhonnêteté intellectuelle est désormais établie. Cette séquence est un pur exemple de manipulation et de mauvaise foi : elle laisse entendre que n'importe quel étranger peu se pointer dans un hôpital cubain et se faire soigner gratuitement. C'est absolument n'importe quoi, et je sais de quoi je parle car j'ai vécu à Cuba pendant presque deux ans. L'hôpital Almeijeiras où a été tourné cette séquence lamentable est divisé en deux parties bien séparées : une partie pour les touristes ou tout se paye en dollars, totalement interdite aux Cubains, même s'ils ont des dollars pour payer. Et une autre partie réservée aux Cubains, gratuite ou payable en pesos cubains, mais qui ne comporte évidemment pas le niveau de soin et de confort de la partie dollarisée.

Tout les cubains le savent : quand on va à l'hôpital il faut amener ses propres draps, prévoir sa nourriture et ses médicaments. C'est évidemment dans la partie pour touristes,que s'est rendu Michael Moore pour démontrer de façon caricaturale la générosité du système cubain. On aimerait bien savoir à quels marchandages il s'est livré en contrepartie de cette invraisemblable séquence de propagande castriste.

Cette farce grotesque est d'autant plus lamentable qu'elle s'attaque à un problème sérieux : les dysfonctionnements des systèmes de santé dans les pays développés, et en particulier les Etats Unis. Proposer Cuba comme modèle est tout simplement insultant pour ceux qui ont fait confiance à Mister Moore en achetant son film.

Plutôt que de faire le pitre pour étayer une vision du monde manichéenne, on aurait aimé qu'il approfondisse certaines idées comme la puissance des lobbies par exemple, qui a fait plier Hillary Clinton, jadis fer de lance d'un projet de couverture universelle.

http://www.cubantrip.com/pagenews/11/10/2007/424/les_vacances_de_mister_moore_a_cuba.html


 

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